• Camille Descossy

    Né à Céret en 1904, Camille Descossy passe les 9 premières années de sa vie à Prats-de-Mollo puis il quitte le Vallespir pour se rendre à l'école à Montpellier. Il y suivra son cursus. En 1922-1923, il se présente à l'école des Beaux Arts et aux Arts Déco de Paris. Camille Descossy s'installe à Paris jusqu'en 1928. Il vit de petits boulots, il loge rue Messonnierjusqu'en 1925, année où il se marie avec Suzanne Ballivet. Le couple loge rue Falguière avant de trouver un vrai atelier rue Edgard Quinet.

    C.Descossy connaît le vie de Montparnasse, du Dôme et de la Coupole... Il fréquente les musées du Luxembourg et du Louvre. Il étudie la peinture ancienne et apprend toutes les techniques.

    En 1926, il expose à la société Nationale des Beaux Arts, aux Indépendants, puis au Salon d'Automne mais il ne vend rien. En 1927, son fils Michel voit le jour. Le mois suivant il vend une toile à la Galerie Zivy.

     

    Camille Descossy (1904-1980)

    En 1928, il expose chez Zivy avant de signer un contrat. Peu de temps après, il rompt ce contrat et se rend à Vinça dans la Chapelle de Saint Pierre de Belloch acquise en juillet 1928. En 1931, à la demande du Curé de Vinça, il décore la chapelle du Rosaire de 3 panneaux représentants les scènes de l'Annonciation, la Nativité et la fuite en Egypte. C'est aussi l'année où il devient professeur de dessin aux Beaux Arts de Montpellier.

    En 1939, il en devient le directeur et ce jusqu'en 1967. A partir de la retraite, il se réfugie dans son mas des Aspres; "le mas de Serrat" découvert et acheté en 1953.

    A partir de 1956, après avoir repris le "groupe Frédéric Bazille", Camille Descossy fonde le "groupe Montpellier-Sète" présidé par François Desnoyer. Cette même année, avec le Conseil Général, il cré la "Casa Rosello" . Cette école d'été accueille à Collioure les 40 meilleurs élèves des écoles des Beaux-Arts Françaises.

    Cet investissement au service de l'art et de son Département se poursuit jusqu'à son décès survenu en 1980.

    Le "Chêne catalan" comme le surnommé son ami Jacques Fabbri, propose une peinture "d'enraciné (1)" une peinture figurative où les sujets sont empruntés à la nature et au quotidien. Camille Descossy compose beaucoup de natures mortes et de paysages. Sur bois, sur chanvre ou lin, il attache beaucoup de soin à la préparation du tableau ainsi qu'à la technique utilisée.Le peintre a une préférence pour la peinture à l'huile avec laquelle il peut rendre la densité et la matière des choses. Sa peinture se caractérise par des tons ocres, bruns,  couleur terre. Les couleurs sont sobres, simples. L'artiste joue avec les contrastes d'ombre et de lumière. Comme un contre-pied de la peinture du début du XXème siècle, il aime montrer l'âpreté, l'aridité des paysages du Roussillon. Il exprime une sensibilité, une vérité expressive et juste de ces paysages qu'il aimait tant parcourir.

     

    Camille Descossy (1904-1980)

    Camille Descossy (1904-1980)

    Camille Descossy (1904-1980)

    Camille Descossy (1904-1980)

     

      

    Sources : 1- 3 peintres à Collioure, Les amis du musée de Collioure 1985.

                2- Camille Descossy  de Jacques Marmayou et Laure Martinez édition Eudésia.

                3- Descossy  Catalogue d'exposition  palais de congrès 1991 Mme Valaison.

      

      


  • harpignies.jpg

    Le dessinateur, Elric Dufau-Harpignies diplômé des Beaux-Arts de Perpignan c'est associé à François Darnaudet  pour créer cette BD intitulée "Harpignies".


    Ce texte a été intégralement pris sur le blog "les lectures de l'oncle paul " (leslecturesdelonclepaul.over-blog.com) publié le 15 février 2014.

     

     

    " L'art pictural, tout comme la sculpture, est souvent présent dans l'œuvre littéraire de François Darnaudet : Les Dieux de Cluny, Trois guerres pour Emma, Le Fantôme du Quai d'Orsay, Art et artistes en pays catalan... aussi n'est-il point étonnant qu'il s'intéressa à la vie d'une peintre paysagiste méconnu : Harpignies.

    Henri-Joseph HarpigniesMais cette bande dessinée, si elle narre le parcours d'Henri Harpignies (1819 - 1916), n'est pas à proprement parler une biographie même si l'on suit l'artiste tout au long de sa carrière, est également le prétexte à mettre en scène un jeune descendant du peintre confronté à un quotidien pas forcément rose. D'autant que tout comme son ancêtre il préfère le bleu cobalt, le vert Véronèse, le vert émeraude, l'ocre jaune, la terre de Sienne naturelle, la terre de Sienne brûlée, le brun rouge et le blanc d'argent.

    Le jeune Eric vient de perdre sa grand-mère et s'il a du chagrin, il ne le montre pas, contrairement à d'autres membres de sa famille. Et en regagnant le domicile de ses parents à Perpignan, il croit qu'un cambrioleur s'est introduit dans leur logement. Un tableau a disparu. Sa mère, confuse, est obligée de lui expliquer qu'à cause de besoins pressants d'argent elle a été obligée de vendre la toile signée Harpignies. Toutefois il reste un carnet de dessins qu'elle lui donne.

    Eric doit rentrer à Paris afin de poursuivre ses études mais un problème de train (C'est devenu d'une banalité !) l'oblige à

    passer le restant deHenri_Harpignies-paysage.jpg la journée à Montpellier. Sa prochaine correspondance n'étant prévue que pour le lendemain matin aux aurores. Il décide alors de visiter le musée Fabre et il rencontre une jeune fille, Marie, qui prépare une thèse sur l'école de Barbizon. Ils sympathisent, il lui montre les dessins de son trisaïeul, ils papotent, elle l'invite à passer une nuit blanche... dans une boîte de nuit. De retour à Paris, Eric se morfond. Il pense à Marie, il communique avec elle par mails et joue de la guitare, tentant de composer des chansons.

    Profitant du prétexte de rencontrer son directeur de thèse à la Sorbonne, Marie retrouve Eric. Un rapide passage chez le jeune homme pour déposer ses affaires ensuite direction le musée du quai d'Orsay où il peut croquer rapidement un Harpignies, puis retour chez Eric. Et ce qui devait arriver arrive, mais ceci ne nous regarde pas ! Eric se met à peindre un tableau à la façon de son ancêtre tout en réfléchissant à sa situation avec Marie qui est retournée chez elle.

    Je ne la connais pas mais j'ai envie d'être avec elle. C'est aussi parce que je ne la connais pas que j'en ai envie. D'ailleurs j'ai peur de la connaître et d'avoir envie de ne plus être avec elle.

    C'est en exprimant cette profonde pensée qu'il continue son tableau. Son père arrive à l'improviste, le félicite pour son coup de pinceau et lui remet un vieux chapeau qui trainait dans une malle et avait appartenu à Henri Harpignies. Ainsi chapeauté, Eric peut s'imprégner de l'esprit du peintre. D'ailleurs Marie, revenue s'installer avec Eric lui fait une proposition étonnante qui bouleverse le train-train quotidien de notre peintre amateur.

    harpignies2.jpg

    Les deux histoires, celle d'hier et celle d'aujourd'hui, s'imbriquent sans que le lecteur perde le fil de l'intrigue. L'humour est souvent présent, surtout dans les dialogues ou dans les pensées de notre jeune héros. Ainsi lors de l'enterrement de sa grand-mère, qui est en fait une crémation, une des personnes présentes demande, comme si cela avait une importance vitale, à Eric : Dis-moi, tu sais pourquoi elle n'a pas voulu être enterrée ? Eric répond en toute sobriété : Elle disait qu'elle était claustrophobe.

    Le dessin signé Elric est clair, sobre, dépouillé, épuré même parfois, mais en même temps travaillé finement, au service du scénario qui par ailleurs comme je l'ai déjà écrit ne manque pas d'humour. Nous ne sommes pas loin de la ligne claire de l'école belge. Afin de mieux comprendre comment travaille Elric je vous conseille de vous reporter à un entretien accordé à Nicolas Vadeau lors de la sortie de Marche ou rêve (Dargaud - 2011) et mis en ligne sur Bulle d'encre. Un autre article lui est consacré dans les pages de l'Indépendant."


    ELRIC & DARNAUDET : Harpignies. Collection Blandice, éditions Paquet. Parution 12 février 2014. 80 pages. 15,50€.


  • Patrick Loste

     

    Patrick Loste

    Patrick Loste

    Galerie Hélène Trintignan à Montpellier

    Né à Perpignan en 1955, voilà 30 ans que Patrck Loste exprime son art pictural au coeur des Albères. Cet homme libre propose une oeuvre entre "figuration et abstraction (1)". Une oeuvre personnelle et instinctive brossée à l'aide d'une matière brute et naturelle.

    Patrick Loste peint de grandes bâches de lin posées à même le sol ou fixées au mur. Ses toiles sont souvent monumentales, il les prépare avec "un jus de sa fabrication (1) " à base d'eau, de liant et de pigments naturels. Cette préparation donne à la toile des couleurs naturelles. Dans ce décor minéral et/ou terreux des hommes cherchent leur route. Comme perdus dans l'immensité, ces figures errent.

    Patrick Loste est attentif à la vie du tissu qui rend une épaisseur, une rugosité, des aspérités. L'artiste s'accroche aux accidents de la matière pour donner corps à son imaginaire peuplé de figures sans visages, d'ombres, de Dons Quichottes et d'animaux primitifs.

    Sa peinture est profonde et puissante, son expression est brute comme pouvaient l'être les peintures pariétales.

    Patrick Loste est un artiste reconnu dont les oeuvres sont visibles à la galerie Hélène Trintignan. Vous pouvez aussi découvrir son site patrick-loste.com .

     

    Sources: Parcours des arts n°36 oct- nov-déc 2013 p 17.

    (1) Télérama n° 3319 21/08/13 p38.

    Arts dans l'air n°3 juilet- août 2013 p 33 à 37.

    10 Peintres en roussillon: Traces tangibles de jacques Lahousse édition Alter ego

    Patrick Loste

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